Charisma/Spirit Led Life
L’utilisation abusive de la prophétie a causé un grand embarras dans l’Eglise. Il est temps de nettoyer nos pratiques et d’appliquer des normes bibliques.
Voici trente ans, le ministère prophétique a considérablement modifié le cours de ma vie. Dieu a envoyé une prophétesse chevronnée d’Israël jusqu’à Dallas pour s’entretenir trois minutes au téléphone avec moi lors d’une émission de radio. Cette rencontre a complètement changé ma carrière et m’a propulsé dans le ministère. C’est un exemple de la puissance du vrai ministère prophétique dont nous avons désespérément besoin dans les moments difficiles.
Mais quand je regarde la grande diversité du ministère prophétique d’aujourd’hui, je m’inquiète. Je crains qu’un bon nombre parmi nous ont dévié et qu’un simple changement d’attitude ne suffira pas à nous ramener dans le droit chemin. Il faudra une réforme prophétique radicale et globale, qui commencera par les prophètes et pas par l’Eglise. Alors seulement l’Eglise changera la façon dont elle perçoit le ministère prophétique.
Pendant trop longtemps, nous avons cru à ce qui va suivre, et ces croyances sont erronées. Bien qu’elles soient courantes dans l’église contemporaine, elles travaillent toute contre l’esprit prophétique.
Nous ne sommes pas gênés de « prophétiser » tout et n’importe quoi au nom du Seigneur. De nombreuses paroles « prophétiques » inondent le web et circulent par e-mail ou dans des vidéos sur l’Internet. Si elles étaient toutes matures et émanant véritablement du Seigneur, je n’aurais rien à dire mais la plupart n’en sont pas. Et nul ne s’inquiète d’un tel égarement. Les paroles qui ne s’accomplissent pas sont tout simplement oubliées au lieu d’être confrontées.
Il semblerait que nous vivions dans le déni, pensant que Dieu ne se préoccupe pas de ce que nous utilisions Son nom pour parler quand Il n’a pas réellement parlé. Ne comprenons-nous pas que nous prenons Son nom en vain?
La grâce est devenu un « permis de pécher ». Un grand nombre parmi nous ont pris l’habitude de « gérer » le péché au lieu de vivre une vie sainte. La « grâce » est devenue notre carte maîtresse mais toute personne qui perçoit la grâce sous une lumière différente est immédiatement cataloguée comme légaliste ou propre-juste. A quel point une telle conception de la grâce n’est-elle pas justement une caution du péché?
Une personne est définie par ses dons. Nous avons tous entendu parler de prophètes qui sont considérés comme « indispensables » à un réveil particulier. Mais lorsque nous faisons d’un homme ou d’une femme le fondement de l’action de Dieu, nous courons le risque certain de transformer un don en idole. Cette croyance a produit une génération entière de jeunes hommes et de jeunes femmes qui, fondant leur identité sur leurs dons, estiment que c’est Dieu lui-même qui est remis en question lorsqu’on leur demande des comptes sur leurs actes ou leurs paroles.
A quel moment le don de ministère prophétique est-il devenu plus important que la Parole de Dieu elle-même? Le don prévaut désormais sur les personnes. L’accent placé sur les dons favorise l’idée que le don est plus important que la personne. D’ailleurs, un magazine dédié à la question prophétique écrivait qu’il n’est pas biblique de croire que le caractère d’une personne est plus important que son don. Clairement, une telle déclaration est fausse.
Une personnalité a plusieurs facettes, dont la plus importante est l’amour. L’apôtre Paul a écrit que sans l’amour, nous ne sommes rien, et peu importe la précision de notre don prophétique (voir 1 Cor. 13:2). Cette seule déclaration suffit à affirmer bibliquement que la personne est plus importante que le don.
En outre, Matthieu 7: 22-23 nous dit que beaucoup prophétiseront et feront des signes et des prodiges – tout en vivant dans la rébellion. Ils produiront même de véritables signes, des guérisons et des délivrances authentiques à d’autres personnes, mais en fin de compte Dieu les déclarera sans loi et refusera toute relation (tout contact) avec eux.
C’est malheureux à dire, mais il semble que nous vivions dans une époque comme celle de Samson, où les dons sont accueillis à bras ouverts et où le caractère des personnes est négligé. Nous avons mis l’emphase sur la connaissance de Dieu et Ses façons d’agir, et en faisant cela, nous sommes devenus des candidats rêvés pour la venue de l’Antéchrist. Que ferons-nous quand il fera de vrais et de puissants miracles? Sombrerons-nous dans la grande apostasie?
Comment séparerons-nous ce qui est juste et ce qui est impur si la sanctification du caractère n’est pas notre fil à plomb? N’oublions pas que l’arbre de la Connaissance, dans le jardin d’Eden, ne semblait pas mauvais. C’était une forme de bien qui ne venait pas de Dieu. Un mode de vie saint nous aide à discerner entre ce qui est bien et ce qui est de Dieu, afin que nous ne reproduisions pas l’erreur d’Adam et d’Eve.
Ne prenons pas le risque de promouvoir des ministères impies. Ne vous y trompez pas : notre nation considère que toute personne qui passe sur une télévision chrétienne est un exemple du Christianisme – et il est vrai qu’il doit en être ainsi ! Mais certains ministères qui passent à la télévision n’ont pas une conduite exemplaire. En faisant la promotion de ceux qui commettent l’adultère, di







