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75a8e2311.jpgLes valeurs de la communion fraternelle, par T. Austin Sparks

par colibri le 18 février 2011 · 0 commentaire

dans la rubrique Christianisme,Christianisme pratique,Des relations dans l'amour,Edification,Etudes bibliques,Exhortations et sermons,Perfectionnement des saints

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1. La Communion Fraternelle Liée à l’Exaltation du Seigneur Jésus

La Souveraineté du Seigneur Jésus, en tant que Tête de Son corps, est liée immédiatement et intimement à la communion fraternelle de Son peuple; ou encore, la communion fraternelle du peuple du Seigneur touche de la manière la plus intime à la Seigneurie de Christ, à Sa qualité de Tête de l’Eglise ; au fait qu’Il est le Souverain. Cela signifie, qu’en opposition, un manque de communion fraternelle, un arrêt de la communion fraternelle, une faiblesse dans la communion fraternelle, tout ce qui est dislocation parmi le peuple du Seigneur, — schisme, divisions, relations tendues, — tout ce qui est indépendance, séparation, détachement, isolement, tout cela touche à la souveraineté du Seigneur Jésus de façon directe, et enlève de Sa gloire à Sa Tête souveraine.

Pour que David pût parvenir au trône à Jérusalem, il avait fallu que le grand pas, le mouvement décisif qui l’amènerait à la domination universelle, soit fait à Hébron. Hébron signifie communion fraternelle, — et nous voyons en ce qui concerne David que ce fut lorsque triompha la communion fraternelle, que le trône entra en vue. Voici de quelle manière les choses se passèrent :

« Et tout Israël se rassembla vers David à Hébron, disant: Voici, nous sommes ton os et ta chair. Et autrefois, quand aussi Saül était roi, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël; et l’Éternel, ton Dieu, t’a dit: Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur mon peuple Israël. Et tous les anciens d’Israël vinrent vers le roi à Hébron; et David fit alliance avec eux à Hébron, devant l’Éternel; et ils oignirent David pour roi sur Israël, selon la parole de l’Éternel par Samuel. . » 1 Chroniques 11 :1-3.

Hébron signifie communion, ligue, ces hommes se réunirent tous ensemble dans un seul but, avec un seul objet, comme un seul homme, pour faire roi David. Sur quelle base? « Nous sommes ton os et ta chair. » C’est une unité organique, et non pas une union organisée! C’est quelque chose d’intérieur, quelque chose qui est dans leur constitution même, de sorte que sa royauté est basée avant tout sur une unité intérieure.

« Quand aussi Saül était roi, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël. » La royauté de David est, en second lieu, basée sur ses valeurs pratiques de conducteur. En présence de notre Seigneur Jésus, je vous le demande, est-Il digne, par Sa valeur et Son caractère de conducteur, d’être Roi? Nous aussi, nous pouvons dire, quant à la première question, « Nous sommes ton os ». Notre relation avec Lui est celle d’une unité organique et intérieure. Et, en ce qui concerne Sa dignité, Il l’a Lui-même prouvée. Oui, Saül avait été roi, mais il ne s’était pas montré digne de la royauté. « Quand aussi Saül était roi, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël. » Nous avons là, de manière typique, cette suprématie de Christ, en vertu de Ses propres facultés.

L’Eternel dit : « Tu seras prince… » Nous voyons enfin, en troisième lieu, que la fondation du trône est faite par désignation divine.

L’Eternel avait parlé par l’intermédiaire de Samuel; et le peuple, entra en ligne avec le décret divin, en oignant David comme roi. C’est là ce que représente Hébron. Hébron exprime l’union intérieure, le droit à la royauté en raison de l’excellence personnelle, et le droit de royauté en vertu de l’appointement divin. Lorsque nous avons reconnu ces choses et que nous y sommes arrivés, nous savons ce qu’est la communion fraternelle. Ce fut donc par Hébron, dans la communion fraternelle et sur cette triple base, que David arriva à Jérusalem. Israël l’avait fait roi dans la communion fraternelle, et il monta ensuite à Jérusalem pour l’accomplissement de son but.

Cela n’est qu’une illustration, une figure, mais il est vrai, quant au principe spirituel, que le Seigneur Jésus, dans Sa souveraineté, est profondément et directement affecté par la communion fraternelle de Son peuple, par son unité, et que cela signifie une grande perte pour Lui lorsque cette unité, cette communion fraternelle, n’existe pas, lorsqu’elle n’abonde pas.

2. La Communion Fraternelle Implique toute la Signification de la Croix de Christ

La communion fraternelle implique la signification de la croix de Christ dans une mesure et d’une manière plus grandes encore que la plupart des autres questions. Ce n’est peut-être pas quelque chose de nouveau, d’affirmer que la croix du Seigneur Jésus n’a pas seulement mis de côté le péché en tant que péché, ni Satan et son pouvoir; elle n’a pas été seulement une expiation pour le péché, mais la destruction de toute l’œuvre que Satan avait accomplie par le péché. Or, l’une de ces œuvres que Satan avait accomplies par ce moyen, c’était la désintégration de la création, l’introduction d’un élément de discorde à travers toute la création, si bien que, dans son état déchu, elle n’est plus, pour ainsi dire, qu’en fragments. Il n’y a point d’harmonie. Il n’y a pas d’unité. Il y a un élément conflictuel, une relation tendue, du conflit, de la rivalité, et toutes ces choses qui opposent fragment à fragment, et qui amènent à cet état d’instabilité perpétuelle. C’est dans la constitution même des choses, et ce ne sera jamais restauré par les conseils des hommes. Malgré tout ce qui peut être obtenu grâce à des délais, par le moyen d’efforts et de nos tables rondes, jamais la question de cet élément invariable qui est désormais présent dans la constitution même de la création ne sera résolue. Il y aura des guerres jusqu’à la fin, et elles deviendront de plus en plus implacables. C’est dans la nature des choses, non pas seulement dans l’homme, mais dans tout l’univers. L’union, l’unité de la race ont été détruites par Satan, par le moyen du péché de l’homme. Or, la croix du Seigneur Jésus signifie la destruction des œuvres du diable; et c’est pourquoi, en face de la croix, devant l’autel, où Il dit : « Je me consacre Moi-même », au moment où Il va entrer dans les ombres de la croix, le Seigneur Jésus, dans le dix-septième chapitre de Jean, exhale cette prière : « Qu’ils soient un ». C’est pour cette unité qu’il a fallu la croix. C’est ce qu’accomplira la croix. La croix est le moyen par lequel Dieu – en Christ – a mis fin à cette œuvre du diable, à cet état de séparation, de division, de schisme, de tension, de guerre, de conflit, qui existe maintenant dans la nature même des choses.

Dans la résurrection du Seigneur Jésus, dans laquelle nous sommes ensemble en Lui, il doit y avoir, il devrait y avoir, ce témoignage que l’œuvre du diable a été détruite, a été anéantie, et qu’il y a désormais ici-bas un peuple qui est un. Nous remarquons ainsi, après Sa résurrection, lorsque l’Esprit fut venu, qu’ils persévéraient dans la communion fraternelle, comme aussi dans d’autres choses, et que ce fut cette communion fraternelle, si profondément chérie dans le dessein divin, qui devint l’objet de l’assaut infatigable de l’adversaire, parce qu’elle était la preuve évidente de la destruction totale de ses œuvres dans la croix du Seigneur Jésus, et qu’elle en était le témoignage vivant. Nous savons très bien, lorsqu’il s’élève des divisions, qu’il y a des tensions dans les relations, que le seul moyen d’en triompher, c’est de faire une nouvelle application de la croix dans la vieille création. Les droits personnels, les sensibilités personnelles, les jalousies, les rivalités, doivent être placés à nouveau sous la puissance destructive de la croix, avant que l’on puisse revenir à cette communion fraternelle parfaite. La grande œuvre de la croix du Seigneur Jésus est affectée de manière particulière, plus encore que la plupart des choses, par la communion fraternelle.

3. La Communion Fraternelle Demande et Révèle une Vie dans l’Esprit

Comme nous l’avons vu, il ne nous est pas possible, dans le meilleur de nous-mêmes, de triompher en dehors de l’amour divin. Notre amour humain, dans ce qu’il est de meilleur, sera poussé à ses limites en face de certaines situations. Il n’y a que l’amour puissant de Dieu, rendu actif en nous par le Saint Esprit, qui triomphera réellement; et cela signifie une vie vécue dans l’Esprit. Si vous et moi, nous vivons en quelque manière dans la chair, il y aura des schismes, il y aura des divisions, il y aura une perte de communion fraternelle. Que l’un ou l’autre, quelque part, de quelque manière, agisse en dehors de l’Esprit, la communion fraternelle en sera aussitôt brisée. Ce ne sera que dans la mesure où, vous et moi, nous vivons dans l’Esprit et où nous sommes poussés par l’Esprit, que cette communion fraternelle sera maintenue pure, par la puissance efficace de la souveraineté du Seigneur Jésus. Cette vie dans l’Esprit est requise, et elle est révélée quant à sa mesure et à son degré, par la communion fraternelle. Une vie dans l’Esprit amènera à la communion fraternelle; une vie non vécue dans l’Esprit éloignera de la communion fraternelle.

4. La Communion Fraternelle Détermine la Mesure et la Valeur de la Plénitude de Vie et l’Efficacité du Service

La plénitude de vie est déterminée par la communion fraternelle. Ceci n’est pas non plus une vérité nouvelle, mais il est nécessaire d’insister toujours sur le fait qu’il n’est pas possible d’arriver, de manière individuelle, à la plénitude de Christ. Ni vous, ni moi, nous ne pourrons jamais arriver individuellement à la plénitude de Christ. Il faut l’Eglise tout entière, le Corps de Christ tout entier, pour arriver à Sa plénitude. C’est l’Eglise qui est la plénitude de Celui qui remplit tout et en tous. Nous n’arriverons, vous et moi, à la plénitude de Christ qu’en relation avec tous les autres membres de Son Corps. Si nous nous isolons, nous limitons simplement notre croissance spirituelle, nous mettons immédiatement un obstacle à notre développement spirituel. Nous croîtrons et nous nous développerons plus abondamment lorsque nous vivons dans la communion fraternelle. Notre foi mutuelle, notre amour mutuel, notre appui mutuel contribuent à l’enrichissement de tous. Il nous arrive parfois de penser que nous avancerions mieux, que nous ferions des progrès plus rapides, si nous pouvions nous éloigner et vivre par nous-mêmes. Croyez-moi, nous ne ferions que nous limiter, et le moment viendrait bien vite où nous désirerions retourner au milieu des enfants de Dieu.

L’ennemi, de son côté, cherchera toujours à nous éloigner, à nous faire sortir pour être seuls, non pas pour un jour ou deux, — c’est parfois très bon pour nous d’être un ou deux jours seuls avec le Seigneur, — mais il cherche à nous faire partir tout à fait et définitivement. Demandons-le à ceux qui auront tenté cela; ils nous répondront toujours qu’ils ont fait des progrès beaucoup plus rapides, qu’ils se sont enrichis spirituellement beaucoup plus, dans la communion fraternelle avec d’autres enfants de Dieu, bien que cette communion fraternelle leur ait coûté parfois, qu’elle ait été difficile, et qu’elle ait demandé quelques conflits intenses ; mais aussi les plus grandes victoires. Et c’est ainsi que nous avançons. Relisons dans les épîtres aux Ephésiens et aux Corinthiens les chapitres qui traitent cette question, et nous verrons avec quelle insistance l’apôtre appuie sur cette loi, c’est à dire la loi qui veut que chacun contribue à l’édification et à l’enrichissement de tous dans nos relations mutuelles.

L’efficacité du service est gouvernée par la même loi. Nous n’accomplirons jamais le service le plus complet et le plus efficace pour Dieu, en gardant une position d’indépendance. Tout ce qui sera fait dans cette ligne individuelle n’atteindra qu’un certain point, et ne pourra jamais arriver à la plénitude spirituelle ni avancer dans une réelle efficacité. Mais lorsque nous comprenons le service à la lumière de la vérité, de la réalité du Corps de Christ, il contribuera à l’accroissement du Corps : le Seigneur est là; c’est Lui qui agit et qui triomphe. La communion fraternelle ne consiste pas simplement à appeler les enfants de Dieu à prier pour nous lorsque nous avons un ministère à accomplir et à les amener à nous donner le nécessaire pour notre entretien. La communion fraternelle est quelque chose de beaucoup plus grand que cela; il y a en elle des implications beaucoup plus immenses. C’est une chose organique, et non quelque chose qui puisse être organisé. C’est une chose intérieure, une chose puissante en valeur. Les pertes sont considérables lorsque la communion n’existe pas, ou lorsqu’elle n’est pas reconnue.

Ce que Coûte la Communion Fraternelle

Il doit y avoir de notre part abandon de tout ce qui est personnel et simplement individuel. Il faut que nous nous soumettions l’un à l’autre dans le Seigneur. Mais il y a aussi pour nous un gain dans cette ligne; car il est toujours dangereux de se lancer dans le service du Seigneur, de rencontrer l’ennemi dans la vie chrétienne, sans être en communion fraternelle, organique et vivante, avec les enfants de Dieu. Non pas seulement parce qu’ils nous assurent l’appui de leurs prières, mais parce que dans une communion fraternelle, réelle et intérieure, il y a une unité. Si l’ennemi peut nous maintenir isolés, il nous brisera. Nous devrions rechercher de tout notre cœur, tout ce qui peut contribuer à la communion fraternelle, répudier l’isolement, répudier l’indépendance, répudier tout ce qui tend à désunir. Si nous avons à lutter contre nos propres inclinations, contre nos propres sentiments, maintenons fermement l’aspect positif de la communion fraternelle, et efforçons-nous d’y demeurer avec le Seigneur. Tout ce que nous pourrons mettre de côté pour l’assurer, contribuera certainement à l’enrichissement de chacun et à une efficacité beaucoup plus grande dans l’œuvre du Seigneur.

Que le Seigneur nous aide à prendre à cœur cette question de la communion fraternelle, qui a dans Son cœur une si grande importance

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